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Des livres d’occasion du Label Emmaüs en vente sur le site de la Fnac

Actualité 29/10/2020

Si vous voulez dénicher des romans à petits prix, jetez un œil au site de la Fnac. A partir de ce jeudi, sa marketplace va abriter une page dédiée aux livres d’occasion du Label Emmaüs.

Au total, plus de 500 000 bouquins en tout genre; BD, romans policiers, mangas, documentaires; sont disponibles « en moyenne pour 5 euros », assure Maud Sarda, directrice et cofondatrice de Label Emmaüs.

Ainsi « Le Journal d’Anne Frank » en format poche à 3,87 euros; « Métaphysique des Tubes » d’Amélie Nothomb à 2,60 euros ou encore la bande dessinée « Tintin en Amérique » à 7,05 euros.

Le groupe Fnac-Darty vient de signer un partenariat avec cette marketplace solidaire créée en 2016; et dont le catalogue de plus d’un million de produits (déco vintage, mode, mobilier, etc.); est exclusivement alimenté par des acteurs du mouvement Emmaüs et ses partenaires de l’économie sociale et solidaire (ESS).

« Nous récupérons essentiellement des livres auprès des invendus des structures Emmaüs.

On les trie et on en sauve environ la moitié; le reste part au recyclage; avant de les mettre en vente sur notre marketplace Label Emmaüs »; explique Maud Sarda, qui souligne que cette activité de revente représente aussi « des dizaines de postes de salariés en insertion ».

« Le partenariat avec la Fnac va nous offrir encore plus de visibilité »

La boutique en ligne d’Emmaüs connaît déjà un grand succès; notamment pendant le confinement, avec plus 180 000 livres vendus (soit + 50 %). «

Mais le partenariat avec la Fnac va nous offrir encore plus de visibilité », précise-t-elle.

L’avantage est aussi financier puisque le groupe de distribution ne prélèvera pas de frais de commission pendant un an. Autrement dit, la totalité des ventes réalisées via la Fnac sera reversée au Label Emmaüs.

« Notre intérêt est commun, souligne Alain Keravec, directeur de la marketplace de Fnac Darty.

Nous sommes déjà fortement engagés dans l’économie solidaire avec par exemple l’organisation de la Grande Collecte des Livres.

La mise en avant du Label Emmaüs sur la marketplace s’est donc imposée comme une évidence.

D’autant plus que cela correspond à une demande de nos clients; qui cherchent de plus en plus de livres d’occasion et pour qui la seconde vie; les objets reconditionnés sont des thèmes importants.

C’est même une tendance de fond. » A noter d’ailleurs que 16 % des ouvrages vendus aujourd’hui; proviennent du marché de la seconde main.

Source: leparisien.fr/economie/consommation/

Dans le monde d’après, l’économie sociale et solidaire est la solution !

Economie Solidaire 12/05/2020

Les aspirations de la population liées à l’après confinement sont claires :

ne pas continuer comme avant. Les acteurs de l’économie sociale et solidaire ont constaté un changement d’habitudes de consommation; et ils sont convaincus que les Français peuvent transformer l’essai. Une tribune de Maud Sarda, responsable de Label Emmaüs, la marketplace solidaire créée par le mouvement Emmaüs.

Depuis que la date du 11 mai a été annoncée par le gouvernement; les grandes enseignes ont recommencé à inonder leurs bases clients de messages promotionnels. La consommation doit repartir, c’est une nécessité pour préserver notre économie, cela ne souffre pas de discussion. Toutefois, la question qui mérite d’être débattue concerne notre manière de consommer.

La crise sanitaire majeure que nous connaissons; et le confinement ont provoqué un moment de lucidité intense dans la société; « on ne peut pas continuer comme ça »« on doit changer nos habitudes de consommation », a-t-on entendu. Plusieurs acteurs de l’économie sociale et solidaire ont constaté les premiers effets de ces changements d’habitudes.

La marketplace solidaire Label Emmaüs [site de vente en ligne à but non lucratif, NDLR]

A notamment vu son taux de conversion fortement augmenter, et c’est un des indicateurs les plus suivis par tout e-commerçant. Avant le confinement, environ 1,5 % des internautes qui visitaient le site transformaient leur commande en achat. Cela peut paraître faible comme pourcentage, mais ce taux est généralement très bas en e-commerce par rapport aux boutiques physiques. Un site mature enregistre généralement un taux de conversion entre 2 et 3 %.

Or, pendant le mois d’avril, celui de Label Emmaüs est passé à 2,5 %; niveau jamais connu depuis plus de trois ans que le site existe; y compris pendant les périodes de déstockage avec des baisses de prix importantes; ou même des frais de livraison offerts pour Noël !

Pourtant, le catalogue de produits du site n’a été que très peu été renouvelé depuis mi-mars; une grande partie des vendeurs que sont les centres Emmaüs; les ressourceries et diverses structures de l’économie sociale et solidaire ont malheureusement dû stopper leurs activités.

La recherche de sens

Alors comment expliquer cet engouement pour la seconde main en plein confinement ? Première hypothèse; la recherche de sens et d’impact positif pour les citoyens; salariés et consommateurs est une tendance de fond de notre société, et elle s’est largement amplifiée durant la crise sanitaire.

Le contexte du confinement a permis à de nombreux internautes; de prendre plus de temps pour mettre en pratique cette quête; chercher et tenter des solutions alternatives, plus solidaires et éco-responsables.

Deuxième hypothèse;

La diminution temporaire de la concurrence. L’exemple le plus parlant est la vente des livres d’occasion sur Label Emmaüs qui a été multipliée par quatre. Le principal concurrent sur le marché du livre de seconde main est Amazon.

Pendant le confinement, face aux conditions de travail dans les entrepôts du géant du e-commerce, beaucoup de consommateurs se sont détournés de leurs habitudes au profit d’acteurs de l’économie sociale et solidaire comme Label Emmaüs.

Le volume de commandes a été exceptionnel et malgré un fonctionnement en mode dégradé;

la plateforme a pu honorer les commandes; grâce à une équipe de cinq salariés volontaires, pouvant se rendre sur place à pied.

Enfin, le facteur digital a été déterminant et souligne plus que jamais l’urgence pour le secteur associatif; les entreprises sociales et tout le secteur à impact en général; de s’emparer du web, où encore trop peu d’alternatives solidaires et éco-responsables existent.

La consommation est faite d’habitudes, de solutions de facilité dans un quotidien souvent très chargé. Mais nous sommes convaincus qu’il est possible de protéger cette petite graine qui a été semée pendant le confinement.

Consommer autrement est possible au quotidien; acheter un vêtement, un livre, un téléphone en continuant à se tourner vers les solutions solidaires et éco-responsables qui existent.

Chacun peut se tourner aussi vers les communautés Emmaüs; les ressourceries, les friperies, pour acheter comme pour donner, ils vont avoir plus que jamais besoin de soutien.

L’économie sociale et solidaire est une alternative crédible,

Elle l’a prouvée pendant cette crise. Il faut maintenant installer durablement et plus largement cette préférence d’achat; afin d’incarner durablement l’utopie du mouvement fondé par l’Abbé Pierre; « une deuxième vie pour les objets, une seconde chance pour les hommes », car désormais, nous en sommes sûrs, c’est possible !

Source: nouvelobs.com/economie/

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