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Économie sociale et solidaire – une aide de 8 000 € pour les TPE

Economie Solidaire, Actualité 15/03/2021

Toutes les TPE de l’économie sociale et solidaire (ESS) de 1 à 10 salariés; (associations, coopératives, entreprises bénéficiant de l’agrément ESUS, entreprises du champ de l’insertion par l’activité économique

EI, ACI, AI, EA, ESAT, etc.

Les entreprises ayant inscrits les principes de l’ESS dans leurs statuts); bénéficient d’une aide financière de l’État de 5 000 € (de 1 à 3 salariés); ou de 8 000 € (de 4 à 10 salariés); pour renflouer les caisses et préserver leurs emplois.

Cette subvention s’accompagne d’un diagnostic économique et d’un accompagnement local.

« Chaque association mettra à profit sa connaissance du terrain, des partenaires locaux pour accompagner les structures au-delà de l’aspect financier.

Chaque structure bénéficiaire sera connectée avec des acteurs à même de favoriser leur rebond; dans cette période de crise », assure le gouvernement dans son communiqué du 22 janvier.

Un seul formulaire en ligne

L’aide est disponible depuis le 22 janvier 2021 sur le site dédié de l’association France Active.  Pour l’obtenir, les TPE éligibles doivent remplir un formulaire en ligne en précisant :

  • l’identité du dirigeant ;
  • le mail et le numéro de téléphone du dirigeant ;
  • le nom de la structure ;
  • le numéro SIREN/SIRET de l’entreprise ;
  • le code postal de l’entreprise ;
  • le nombre de salariés à date de la demande ;
  • l’indication du bénéfice ou non de l’aide du fonds de solidarité.

Une fois le formulaire envoyé; un conseiller France Active contacte la TPE bénéficiaire; pour étudier la situation économique et financière de l’entreprise; et diagnostiquer l’impact de la crise sur l’activité. L’aide est ensuite accordée dans un délai de 15 jours.

La secrétaire d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable, Olivia Grégoire; souhaite soutenir 5 000 structures de l’ESS avant le printemps 2021.

Pour ce faire, le gouvernement compte sur les 40 associations territoriales de l’association France Active; pour déployer l’aide du fonds « UrgencESS » doté de 30 M€.

L’ESS dans la tourmente

Plutôt épargnée par la crise des subprimes de 2008; l’économie sociale et solidaire est a contrario frappée de plein fouet par la crise sanitaire et économique; liée à l’épidémie de Covid-19. Autant voire davantage – toute proportion gardée – que le secteur privé hors économie.

Selon ESS France, entre juin 2019 et juin 2020; 11 000 établissements; (sur 220 000 que compte l’ESS) ont disparu des radars de l’Acoss; (- 6,5 % contre – 1 % pour le privé hors ESS); soit parce qu’elles ont mis la clef sous la porte; soit parce qu’elles sont devenues inactives à cause d’un trimestre particulièrement dégradé. Avec une perte sèche de 52 500 emplois sur la période.

« L’ESS, par ses fondements intrinsèques et par ses principes d’action, peut et doit incarner la norme d’une économie d’après-crise »

Une différence qui s’explique notamment par un moindre recours aux dispositifs d’aides; (chômage partiel, fonds de solidarité, exonération de charges sociales, PGE, prêts du CODEFI, etc.); dans l’ESS que dans le reste de l’économie.

Selon la DGFIP, seulement 15 000 associations ont utilisé le fonds de solidarité au 19 novembre; pour 1 % des crédits accordés. Et seulement 14 % des associations ont activé des aides d’État selon le Mouvement Associatif.

« Les structures de l’ESS sont pleinement éligibles; à tous les dispositifs mis en place par le Gouvernement depuis le début de la crise.

Mais nous constatons que nombre d’entre elles ne connaissent pas et ne demandent pas ces aides »; a rappelé Olivia Grégoire dans son communiqué.

Le gouvernement a assuré cette automne que le plan France Relance du gouvernement; bénéficierait à l’ESS à hauteur de 1,3 Md€ (cf. liste des appels à projets au bénéfice de l’ESS).

De quoi lui permettre de franchir un cap ? Jérôme Saddier, président d’ESS France, garde espoir.

« L’ESS, par ses fondements intrinsèques et par ses principes d’action; peut et doit incarner la norme d’une économie d’après-crise fondée sur un autre modèle de développement; faisant ainsi écho aux aspirations de nos concitoyens et concitoyennes à vivre autrement ».

Les critères de l’ESS

Qu’importe la forme juridique; les entreprises déjà créées peuvent adhérer aux valeurs de l’ESS (solidarité et utilité sociale); pour valoriser leur communication, se démarquer lors des recrutements; et bénéficier de financements spécifiques.

Pour ce faire, l’entreprise doit s’engager et modifier ses statuts. 3 contreparties :
  • consacrer un objet social; (soutien à des personnes en situation de fragilité; développement du lien social, éducation à la citoyenneté, développement durable, promotion culturelle ou solidarité internationale) ;
  • assurer un mode de gouvernance démocratique (information et participation des associés et salariés) ;
  • utiliser la majorité des bénéfices pour le maintien ou le développement de la structure (les réserves obligatoires sont non distribuables.L’entreprise intéressée doit ensuite adresser le cerfa n°11682*04 à son centre de formalités des entreprises (CFE).

Source : netpme.fr/actualite/

Societal Angels récompense ceux qui vantent l’économie sociale et solidaire

Economie Solidaire 10/09/2020

L’association « Societal Angels » va récompenser trois structures iséroises (entre 20.000 et 30.000 euros chacune) qui portent des projets « vertueux » dans les domaines de l’économie sociale et solidaire, de l’aide aux plus démunis et de l’insertion.  « Mille Pousses » et « cultivons nos toits » qui sont des projets de fermes ou d’agricultures urbaines et Episol, une épicerie solidaire. Patrick Mérigot, le président de « Societal Angels » est l’invité de « la nouvelle éco » de France Bleu Isère à 7h15.

Présentez-nous l’une des structures que vous avez sélectionné : Episol

Episol est basé à Grenoble et gère une petite supérette rue Général Férrié, qui est effectivement une « épicerie solidaire ». C’est à dire qu’elle pratique des tarifs solidaires en fonction des revenus des clients. Les clients sont à la fois des adhérents de l’association. Certains payent les produits à des prix très intéressants, en l’occurrence lorsque ils ont de faibles revenus. Ceux qui ont des revenus confortables payent en revanche les produits au prix habituel. Episol se lance également, avec la conserveries du marché d’intérêt national, dans le recyclage des produits alimentaires invendus qui sont donc transformés en conserves et vendus dans l’épicerie.

Une autre structure grenobloise, une épicerie participative est en difficulté à Grenoble. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Ça montre qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne idée, une belle idée pour que ça marche. Il faut plusieurs choses, notamment il faut la participation des nombreux adhérents de l’association, il faut avoir les nerfs solides dans la gestion, et bien définir un « business plan » -pour reprendre le langage de l’économie classique- étalé sur plusieurs années.

Un mot de votre démarche « Sociétal Angels », c’est du mécénat ?

Tout à fait. Nous avons créé l’association à la fin de l’année 2019. L’idée c’est d’appeler à des fonds et notamment d’avoir de l’argent des entreprises, du mécénat d’entreprise. Moi-même étant un ancien chef d’entreprise, c’est un milieu que je connais. Et dans ce domaine là, il y a de quoi faire. Ensuite avec l’argent récolté, on réinvesti dans des projets de l’économie sociale et solidaire.

Source : francebleu.fr/infos/economie-social/

Dans le monde d’après, l’économie sociale et solidaire est la solution !

Economie Solidaire 12/05/2020

Les aspirations de la population liées à l’après confinement sont claires :

ne pas continuer comme avant. Les acteurs de l’économie sociale et solidaire ont constaté un changement d’habitudes de consommation; et ils sont convaincus que les Français peuvent transformer l’essai. Une tribune de Maud Sarda, responsable de Label Emmaüs, la marketplace solidaire créée par le mouvement Emmaüs.

Depuis que la date du 11 mai a été annoncée par le gouvernement; les grandes enseignes ont recommencé à inonder leurs bases clients de messages promotionnels. La consommation doit repartir, c’est une nécessité pour préserver notre économie, cela ne souffre pas de discussion. Toutefois, la question qui mérite d’être débattue concerne notre manière de consommer.

La crise sanitaire majeure que nous connaissons; et le confinement ont provoqué un moment de lucidité intense dans la société; « on ne peut pas continuer comme ça »« on doit changer nos habitudes de consommation », a-t-on entendu. Plusieurs acteurs de l’économie sociale et solidaire ont constaté les premiers effets de ces changements d’habitudes.

La marketplace solidaire Label Emmaüs [site de vente en ligne à but non lucratif, NDLR]

A notamment vu son taux de conversion fortement augmenter, et c’est un des indicateurs les plus suivis par tout e-commerçant. Avant le confinement, environ 1,5 % des internautes qui visitaient le site transformaient leur commande en achat. Cela peut paraître faible comme pourcentage, mais ce taux est généralement très bas en e-commerce par rapport aux boutiques physiques. Un site mature enregistre généralement un taux de conversion entre 2 et 3 %.

Or, pendant le mois d’avril, celui de Label Emmaüs est passé à 2,5 %; niveau jamais connu depuis plus de trois ans que le site existe; y compris pendant les périodes de déstockage avec des baisses de prix importantes; ou même des frais de livraison offerts pour Noël !

Pourtant, le catalogue de produits du site n’a été que très peu été renouvelé depuis mi-mars; une grande partie des vendeurs que sont les centres Emmaüs; les ressourceries et diverses structures de l’économie sociale et solidaire ont malheureusement dû stopper leurs activités.

La recherche de sens

Alors comment expliquer cet engouement pour la seconde main en plein confinement ? Première hypothèse; la recherche de sens et d’impact positif pour les citoyens; salariés et consommateurs est une tendance de fond de notre société, et elle s’est largement amplifiée durant la crise sanitaire.

Le contexte du confinement a permis à de nombreux internautes; de prendre plus de temps pour mettre en pratique cette quête; chercher et tenter des solutions alternatives, plus solidaires et éco-responsables.

Deuxième hypothèse;

La diminution temporaire de la concurrence. L’exemple le plus parlant est la vente des livres d’occasion sur Label Emmaüs qui a été multipliée par quatre. Le principal concurrent sur le marché du livre de seconde main est Amazon.

Pendant le confinement, face aux conditions de travail dans les entrepôts du géant du e-commerce, beaucoup de consommateurs se sont détournés de leurs habitudes au profit d’acteurs de l’économie sociale et solidaire comme Label Emmaüs.

Le volume de commandes a été exceptionnel et malgré un fonctionnement en mode dégradé;

la plateforme a pu honorer les commandes; grâce à une équipe de cinq salariés volontaires, pouvant se rendre sur place à pied.

Enfin, le facteur digital a été déterminant et souligne plus que jamais l’urgence pour le secteur associatif; les entreprises sociales et tout le secteur à impact en général; de s’emparer du web, où encore trop peu d’alternatives solidaires et éco-responsables existent.

La consommation est faite d’habitudes, de solutions de facilité dans un quotidien souvent très chargé. Mais nous sommes convaincus qu’il est possible de protéger cette petite graine qui a été semée pendant le confinement.

Consommer autrement est possible au quotidien; acheter un vêtement, un livre, un téléphone en continuant à se tourner vers les solutions solidaires et éco-responsables qui existent.

Chacun peut se tourner aussi vers les communautés Emmaüs; les ressourceries, les friperies, pour acheter comme pour donner, ils vont avoir plus que jamais besoin de soutien.

L’économie sociale et solidaire est une alternative crédible,

Elle l’a prouvée pendant cette crise. Il faut maintenant installer durablement et plus largement cette préférence d’achat; afin d’incarner durablement l’utopie du mouvement fondé par l’Abbé Pierre; « une deuxième vie pour les objets, une seconde chance pour les hommes », car désormais, nous en sommes sûrs, c’est possible !

Source: nouvelobs.com/economie/