Societal Angels récompense ceux qui vantent l’économie sociale et solidaire

L’association « Societal Angels » va récompenser trois structures iséroises (entre 20.000 et 30.000 euros chacune) qui portent des projets « vertueux » dans les domaines de l’économie sociale et solidaire, de l’aide aux plus démunis et de l’insertion.  « Mille Pousses » et « cultivons nos toits » qui sont des projets de fermes ou d’agricultures urbaines et Episol, une épicerie solidaire. Patrick Mérigot, le président de « Societal Angels » est l’invité de « la nouvelle éco » de France Bleu Isère à 7h15.

Présentez-nous l’une des structures que vous avez sélectionné : Episol

Episol est basé à Grenoble et gère une petite supérette rue Général Férrié, qui est effectivement une « épicerie solidaire ». C’est à dire qu’elle pratique des tarifs solidaires en fonction des revenus des clients. Les clients sont à la fois des adhérents de l’association. Certains payent les produits à des prix très intéressants, en l’occurrence lorsque ils ont de faibles revenus. Ceux qui ont des revenus confortables payent en revanche les produits au prix habituel. Episol se lance également, avec la conserveries du marché d’intérêt national, dans le recyclage des produits alimentaires invendus qui sont donc transformés en conserves et vendus dans l’épicerie.

Une autre structure grenobloise, une épicerie participative est en difficulté à Grenoble. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Ça montre qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne idée, une belle idée pour que ça marche. Il faut plusieurs choses, notamment il faut la participation des nombreux adhérents de l’association, il faut avoir les nerfs solides dans la gestion, et bien définir un « business plan » -pour reprendre le langage de l’économie classique- étalé sur plusieurs années.

Un mot de votre démarche « Sociétal Angels », c’est du mécénat ?

Tout à fait. Nous avons créé l’association à la fin de l’année 2019. L’idée c’est d’appeler à des fonds et notamment d’avoir de l’argent des entreprises, du mécénat d’entreprise. Moi-même étant un ancien chef d’entreprise, c’est un milieu que je connais. Et dans ce domaine là, il y a de quoi faire. Ensuite avec l’argent récolté, on réinvesti dans des projets de l’économie sociale et solidaire.

Source : francebleu.fr/infos/economie-social/