Covid19 des 4 sites internet pour faciliter la solidarité entre voisins

Europe 1 a sélectionné quatre sites internet pour proposer votre aide à un voisin, ou en recevoir.

Et si l’épidémie de coronavirus était l’occasion de faire preuve de solidarité entre voisins ? Même si le confinement est désormais de mise depuis mardi midi, il est tout de même possible de faire preuve de solidarité, notamment envers ses voisins. Europe 1 a sélectionné quatre sites internet pour vous aider à rendre service à votre voisine du troisième étage, ou tout simplement demander un coup de main à une personne qui habite près de chez vous. 

« Nextdoor », le réseau social des voisins

« Plateforme dédiée aux relations de voisinage », Nextdoor se veut un « accélérateur de lien social » selon Karim Bassiri, responsable France du réseau social. Basé sur la notion de « quartier », précise-t-il au micro d’Europe 1, le site a déjà lancé une campagne pour que ses habitués se mobilisent afin d’en aider d’autres. Mettant un point d’honneur « à être en relation permanente avec le gouvernement pour bien transmettre les recommandations officielles », le site a également prévu de mettre en place dès ce mardi des groupes de discussions spécifiques pour aider à « faire la classe à la maison » via téléphone ou internet. « Des milliers de messages sont échangés chaque jour entre les membres, il y a un véritable élan de solidarité partout », observe avec une certaine émotion Karim Bassiri.

« En première ligne », le site éphémère

C’est en écoutant les allocutions d’Emmanuel Macron que Grégory Grellet et « deux copains » se sont rendus compte que le confinement allait créer des besoins spécifiques, comme « celui de s’occuper de ses enfants ». Ils ont donc décidé de mettre sur pied enpremiereligne.fr, « une plateforme très simple de mise en relation » entre des gens qui veulent aider, et ceux qui en ont besoin. En revanche, si le site se fait le relais des consignes du gouvernement, il ne « s’implique pas dans l’organisation de l’aide ». 

Mais la particularité de cette plateforme, c’est qu’elle est vouée à disparaître dès la fin de l’épidémie de Covid-19. Une façon pour Grégory Grellet de répondre à un éventuel « doute que certains peuvent avoir en s’inscrivant. Nous ne sommes pas une entreprise, tout est gratuit », insiste-t-il. Mis en place ce dimanche à 13 heures, le site à déjà séduit 20.000 volontaires et compte 200.000 visiteurs, des chiffres qui montrent que « l’on est en pleine solidarité », se félicite-t-il. 

« AlloVoisins », la plateforme qui a décidé de devenir gratuite

Leader français du service et de la mise en relation entre particuliers, AlloVoisins compte pas moins de 3,5 millions de membres à travers la France. Vivant notamment de la location d’outils, la start-up a décidé de « mettre sa force de frappe à la disposition du contexte », explique au micro d’Europe 1 Edouard Dumortier, son cofondateur. Concrètement, la première action de cette entreprise a été de supprimer ses commissions « sur l’utilisation du site pour fluidifier les échanges, et encourager la solidarité ». « On encourage les gens à poster des demandes non-rémunérées et à y répondre pour porter le plus haut possible les valeurs de la solidarité ».

« Voisins Solidaires », quand le hall de votre immeuble devient un centre d’entre-aide 

Et si le hall d’entrée de votre immeuble devenait un lieu d’entraide ? C’est l’idée derrière voisinsolidaires.fr qui propose de télécharger un « kit de solidarité », explique Atanase Périfan fondateur de Voisins Solidaires, et créateur de la Fête des voisins. Dans ce kit, qui a déjà été téléchargé 68.000 fois, on trouve une affiche à mettre dans le hall de son immeuble. Intitulée « Coronavirus : et si on s’organisait entre voisins ? », elle a pour vocation de centraliser les demandes et les réponses des personnes vivant dans votre immeuble, pour « aller chercher des médicaments », faire des courses pour un tiers, mais aussi aller promener un chien ». 

Comme sur les plateformes numériques, on trouve deux catégories : « Je suis prêt à », et « j’ai besoin de », ainsi qu’un annuaire des voisins. Le kit prévoit même « des tracts à glisser dans la boite aux lettres de vos voisins » pour les encourager à participer à l’opération de solidarité.

Mais attention, prévient Anatase Périfan, « c’est n’est la Fête des voisins ! Il faut respecter les recommandations et c’est grâce au téléphone, au mail ou à l’affiche que l’on se tient à distance, tout en se rendant service ». 

Source: europe1.fr/societe/