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Économie sociale et solidaire – une aide de 8 000 € pour les TPE

Actualité, Economie Solidaire 15/03/2021

Toutes les TPE de l’économie sociale et solidaire (ESS) de 1 à 10 salariés; (associations, coopératives, entreprises bénéficiant de l’agrément ESUS, entreprises du champ de l’insertion par l’activité économique

EI, ACI, AI, EA, ESAT, etc.

Les entreprises ayant inscrits les principes de l’ESS dans leurs statuts); bénéficient d’une aide financière de l’État de 5 000 € (de 1 à 3 salariés); ou de 8 000 € (de 4 à 10 salariés); pour renflouer les caisses et préserver leurs emplois.

Cette subvention s’accompagne d’un diagnostic économique et d’un accompagnement local.

« Chaque association mettra à profit sa connaissance du terrain, des partenaires locaux pour accompagner les structures au-delà de l’aspect financier.

Chaque structure bénéficiaire sera connectée avec des acteurs à même de favoriser leur rebond; dans cette période de crise », assure le gouvernement dans son communiqué du 22 janvier.

Un seul formulaire en ligne

L’aide est disponible depuis le 22 janvier 2021 sur le site dédié de l’association France Active.  Pour l’obtenir, les TPE éligibles doivent remplir un formulaire en ligne en précisant :

  • l’identité du dirigeant ;
  • le mail et le numéro de téléphone du dirigeant ;
  • le nom de la structure ;
  • le numéro SIREN/SIRET de l’entreprise ;
  • le code postal de l’entreprise ;
  • le nombre de salariés à date de la demande ;
  • l’indication du bénéfice ou non de l’aide du fonds de solidarité.

Une fois le formulaire envoyé; un conseiller France Active contacte la TPE bénéficiaire; pour étudier la situation économique et financière de l’entreprise; et diagnostiquer l’impact de la crise sur l’activité. L’aide est ensuite accordée dans un délai de 15 jours.

La secrétaire d’État à l’Économie sociale, solidaire et responsable, Olivia Grégoire; souhaite soutenir 5 000 structures de l’ESS avant le printemps 2021.

Pour ce faire, le gouvernement compte sur les 40 associations territoriales de l’association France Active; pour déployer l’aide du fonds « UrgencESS » doté de 30 M€.

L’ESS dans la tourmente

Plutôt épargnée par la crise des subprimes de 2008; l’économie sociale et solidaire est a contrario frappée de plein fouet par la crise sanitaire et économique; liée à l’épidémie de Covid-19. Autant voire davantage – toute proportion gardée – que le secteur privé hors économie.

Selon ESS France, entre juin 2019 et juin 2020; 11 000 établissements; (sur 220 000 que compte l’ESS) ont disparu des radars de l’Acoss; (- 6,5 % contre – 1 % pour le privé hors ESS); soit parce qu’elles ont mis la clef sous la porte; soit parce qu’elles sont devenues inactives à cause d’un trimestre particulièrement dégradé. Avec une perte sèche de 52 500 emplois sur la période.

« L’ESS, par ses fondements intrinsèques et par ses principes d’action, peut et doit incarner la norme d’une économie d’après-crise »

Une différence qui s’explique notamment par un moindre recours aux dispositifs d’aides; (chômage partiel, fonds de solidarité, exonération de charges sociales, PGE, prêts du CODEFI, etc.); dans l’ESS que dans le reste de l’économie.

Selon la DGFIP, seulement 15 000 associations ont utilisé le fonds de solidarité au 19 novembre; pour 1 % des crédits accordés. Et seulement 14 % des associations ont activé des aides d’État selon le Mouvement Associatif.

« Les structures de l’ESS sont pleinement éligibles; à tous les dispositifs mis en place par le Gouvernement depuis le début de la crise.

Mais nous constatons que nombre d’entre elles ne connaissent pas et ne demandent pas ces aides »; a rappelé Olivia Grégoire dans son communiqué.

Le gouvernement a assuré cette automne que le plan France Relance du gouvernement; bénéficierait à l’ESS à hauteur de 1,3 Md€ (cf. liste des appels à projets au bénéfice de l’ESS).

De quoi lui permettre de franchir un cap ? Jérôme Saddier, président d’ESS France, garde espoir.

« L’ESS, par ses fondements intrinsèques et par ses principes d’action; peut et doit incarner la norme d’une économie d’après-crise fondée sur un autre modèle de développement; faisant ainsi écho aux aspirations de nos concitoyens et concitoyennes à vivre autrement ».

Les critères de l’ESS

Qu’importe la forme juridique; les entreprises déjà créées peuvent adhérer aux valeurs de l’ESS (solidarité et utilité sociale); pour valoriser leur communication, se démarquer lors des recrutements; et bénéficier de financements spécifiques.

Pour ce faire, l’entreprise doit s’engager et modifier ses statuts. 3 contreparties :
  • consacrer un objet social; (soutien à des personnes en situation de fragilité; développement du lien social, éducation à la citoyenneté, développement durable, promotion culturelle ou solidarité internationale) ;
  • assurer un mode de gouvernance démocratique (information et participation des associés et salariés) ;
  • utiliser la majorité des bénéfices pour le maintien ou le développement de la structure (les réserves obligatoires sont non distribuables.L’entreprise intéressée doit ensuite adresser le cerfa n°11682*04 à son centre de formalités des entreprises (CFE).

Source : netpme.fr/actualite/

Economie Solidaire : Des circuits courts au meilleur prix

Economie Solidaire 14/01/2021

Proximité, produits de saison, lien social; les atouts des circuits courts alimentaires ont conquis de nouveaux adeptes avec la crise sanitaire. Avec cependant une question récurrente pour les consommateurs; ces filières sont-elles plus chères que la grande distribution et les petits commerces ?

Il existe en fait encore peu d’éléments de comparaison, selon Yuna Chiffoleau; directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), spécialisée dans les circuits courts. Le laboratoire de la chercheuse procède à ses propres relevés à travers la France; ils montrent que les consommateurs peuvent être aussi gagnants d’un point de vue économique.

Attention aux plateformes de commerce en ligne

« Les produits vendus à la ferme et sur les marchés de plein vent sont moins chers en moyenne qu’en grande et moyenne surface, explique Yuna Chiffoleau. 

Y compris pour les produits bio, sauf quand ils sont transformés ou conditionnés». Ces constats vont à l’encontre de nombreuses idées reçues. Selon la chercheuse, ce sont ceux qui n’ont pas expérimenté ces circuits qui les estiment coûteux; croyant à tort que la qualité se paie forcément plus cher.

Attention cependant aux ­plateformes de commerce en ligne.

« On y trouve de tout, et les consommateurs doivent être attentifs, avertit Yuna Chiffoleau. On peut recommander celles qui sont animées directement par des agriculteurs. Et celles portées par des acteurs de l’économie solidaire qui réduisent leurs marges; voire n’en prennent aucune, comme La Cagette. »

Cagette pro permet à des producteurs de créer leur marché en ligne, sans coût additionnel pour les consommateurs. Alilo, la coopérative bordelaise qui est à l’origine de cette plateforme; se rémunère sur les formations nécessaires aux agriculteurs pour animer leur marché virtuel.

Prix et marges

Coop Circuits est un autre exemple de plateforme coopérative. « Chaque boutique virtuelle affiche ses prix et ses marges; précise Myriam Bouré, chargée de la stratégie. La création de boutiques est gratuite pour les bénévoles; comme les Amap, et ne coûte que 1 % des ventes aux autres producteurs. »

La marge est plus élevée sur Kelbongoo, une entreprise solidaire de l’Est parisien; qui emploie 40 salariés, s’occupe de la logistique pour ses producteurs picards; et a ses propres boutiques physiques. « Sur le prix final au consommateur; 71 % vont aux producteurs et 29 % à la plateforme, affirme Natacha Gan, responsable développement. Cela ne nous empêche pas d’être 10 % moins cher que la grande ou moyenne surface. »

Source : la-croix.com/Economie/

Economie solidaire, ça se passe au Social Fest !

Economie Solidaire 29/10/2020

Du 7 au 11 novembre 2018, le cœur de l’économie sociale et solidaire va pulser à Paris ! A l’occasion du mois de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS),

la toute première édition du Social Fest se tiendra pendant cinq jours au Ground Control à Paris; (XIIe arrondissement) et proposera au grand public de rencontrer; “celles et ceux qui tous les jours créent des projets innovants pour relever les défis écologiques; sociaux et sociétaux auxquels nous devons faire face”.

Les  festivités ouvriront le mardi 6 novembre lors d’une remise de prix du CNCres; (Conseil national des Chambres Régionales de l’Économie Sociale et Solidaire); prix de l’utilité sociale, prix Égalité Femmes-Hommes, prix de la Transition écologique, et prix “coup de coeur”. 

Le thème retenu cette année, “Mieux vivre”, se déclinera ensuite autour de cinq thématiques.

Le 7 novembre sera consacré à la quête de sens dans le monde du travail; le 8 novembre au vivre ensemble, le 9 novembre à la consommation; le 10 novembre à l’alimentation, et le 11 novembre aux relations entre générations.

Des débats avec des intervenants clés de chaque secteur seront suivis de tutos; et d’ateliers pratiques pour passer à l’action dans La vie quotidienne. L’occasion de s’initier à la pâtisserie vegan ou au yoga acrobatique par exemple !

La liste des intervenants invités compte notamment Julie Chapon; créatrice de l’application Yuka, Julien Vidal, fondateur de Ça commence par moi; Laura Chatel, responsable du plaidoyer Zero Waste France, et bien d’autres encore. 

L’entrée est gratuite mais pensez à vérifier la programmation et vous inscrire aux ateliers, les places sont limitées.

A la fin de chaque journée, un DJ set ou un concert en accès libre; offrira aux participants un cadre convivial pour se détendre ou prolonger la réflexion jusqu’au bout de la nuit.

Les festivaliers pourront également profiter des nombreux bars et restaurants du Ground Control; un tiers-lieu de 6000m2 en plein cœur de Paris mêlant offre culturelle et espace d’expression citoyenne.

Et pour ceux qui ne peuvent pas se déplacer; pas de panique, une émission radio suivra chaque journée les activités en direct depuis le studio de Ground Control; et ne vous fera pas perdre une miette des débats.

  • À noter, Gérard Leclerc, éditorialiste à We Demain, sera le modérateur de la table ronde du 9 novembre à 18h; “Et si on essayait de mieux consommer et de moins dépenser ?”; en compagnie de Laura Chatel, Julien Vidal, Jean-Louis Bancel, président du Groupe Crédit Coopératif; Ghislain Morillion, Fondateur de Veja, et Emmanuel Soulias, fondateur d’Enercoop.

Source: wedemain.fr

Faites vous livrer vos courses en ligne par votre voisin

Economie Solidaire 06/10/2020

Le petit monde de la livraison est clairement bousculé par la crise liée au coronavirus et les initiatives prises par les acteurs de la grande distribution se multiplient ces derniers mois. Et elles font parfois le grand écart. Le groupe Carrefour a ainsi annoncé lundi 27 juillet que son partenariat avec Uber Eats pour livrer des courses du quotidien en moins de 30 minutes allait être étendu à toute la France. A l’inverse, Shopopop mise sur les courses collaboratives. La startup existe depuis septembre 2016 mais sa croissance s’est affolée pendant le confinement.

Comment est-ce que cela fonctionne ? Vous vous rendez sur le site internet de votre distributeur favori, Intermarché ou Leclerc par exemple, et vous passez une commande traditionnelle via le drive. Au moment des choix pour la livraison, certains magasins vous proposeront la livraison collaborative via le service de Shopopop. Un particulier, inscrit sur la plateforme, viendra ainsi livrer à domicile votre commande de drive, ce qui vous coûtera en moyenne 9 euros de frais de livraison, 5 euros au minimum, ce montant variant en fonction du volume de courses et du nombre de kilomètres à effectuer.

342 000 utilisateurs de la plateforme Shopopop

Ce service permet ainsi à la personne faisant livrer ses courses de ne pas avoir à se déplacer, moyennant un coût de livraison plutôt faible. 342 000 utilisateurs sont d’ores et déjà inscrits sur la plateforme, que ce soit des consommateurs qui se sont fait livrer leurs courses, ou bien ce que Shopopop appelle des “shoppers”, c’est-à-dire les particuliers volontaires pour effectuer les livraisons. Les clients type de la plateforme sont à la fois des actifs “qui choisissent cette livraison par rapport à une contrainte de temps”, mais aussi des personnes âgées qui limitent leurs déplacements, a confié à Business Insider France Johan Ricaut, co-fondateur de Shopopop.

Du côté des particuliers livreurs, on retrouve à la fois des actifs qui profitent de leur trajet travail / domicile pour prendre une livraison et ainsi amortir leurs frais, ou encore des personnes plus opportunistes qui recherchent un complément de revenus, des étudiants par exemple. 55 000 “shoppers” seraient ainsi actifs sur la plateforme, et susceptibles de prendre des livraisons. Au mois de juin 2020, c’est en Loire-Atlantique (44) que le plus grand nombre de livraisons via Shopopop a eu lieu, suivi de la Seine-Maritime (76) et de la Charente-Maritime (17).

Plus de 500 000 livraison effectuées via Shopopop depuis sa création en 2016

Lancée par Antoine Cheul et Johan Ricaut en septembre 2016, à la fin de leurs études en école de commerce, Shopopop vient de passer la barre des 500 000 livraisons (515 000) via sa plateforme, depuis sa création. 830 magasins proposent désormais leur solution de livraison aujourd’hui. Et les premiers à avoir fait confiance à la startup nantaise sont les indépendants du groupement Intermarché. Après un premier test d’une durée de six mois sur huit magasins de la ville de Bordeaux, Shopopop et Intermarché avait signé un accord cadre pour prévoir le déploiement dans toute la France de la solution.

Rapidement derrière, ce sont aussi les enseignes où les magasins sont gérés par des indépendants qui ont suivi le mouvement lancé par Intermarché. Le groupe E.Leclerc et Système U ont également commencé à proposer la solution de livraison de Shopopop. “Nous sommes très bien implantés chez Intermarché et Système U, parfois à plus de 50% des magasins. Du côté de Leclerc, ça se structure“, confirme le co-fondateur de la startup. Auchan et Carrefour commence eux aussi à proposer ce type de livraison dans certains de leurs magasins. “Seuls les discounters sont encore aux abonnés absents”, confirme Johan Ricaut.

Hors secteur alimentaire, Shopopop est également le partenaire d’autres acteurs de la distribution. C’est par exemple le cas d’Eram, avec qui ils proposent des livraisons entre magasins de la même ville, de Bureau Vallée pour les fournitures de bureau et la papeterie, ou encore du fleuriste Monceau Fleurs. D’autres tests sont également en cours avec des magasins Decathlon et Leroy Merlin.

‘Les volumes ont été multipliés par trois pendant le confinement’

Et la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 n’a fait qu’accélérer les choses pour l’entreprise nantaise. “Les volumes ont été multipliés par trois pendant le confinement”, confirme le co-fondateur de Shopopop. Là où habituellement 1 200 à 1 300 livraisons étaient effectuées chaque jour, le chiffre est monté à 4 000 en moyenne quotidienne pendant le confinement. Et si les chiffres sont depuis revenus à un niveau plus proche de la normale (entre 2 000 et 3 000 livraisons par jour), “on connaît toujours une croissance de 3 à 6% en magasins par rapport à l’avant-Covid”, précise Johan Ricaut. Il faut dire que le service proposé par Shopopop avait été retenu par les pouvoirs publics comme solution d’utilité publique, ce qui a pu finir de convaincre les acteurs de la grande distribution.

Avec un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros en 2019, la source de revenus de Shopopop est double : à la fois une commission de 20% sur les “frais de service”, c’est-à-dire le montant payé pour chaque livraison. Mais également l’abonnement à leur solution qui est payé par les magasins eux-mêmes. Et leur ambition ne s’arrête pas là : d’ici fin 2021, les fondateurs de la startup envisagent de passer de 45 collaborateurs à 60 personnes. Ils espèrent surtout se développer à l’étranger, des tests sont d’ores et déjà en cours en Belgique, en Italie, ou encore au Portugal.

Source: businessinsider.fr

Societal Angels récompense ceux qui vantent l’économie sociale et solidaire

Economie Solidaire 10/09/2020

L’association “Societal Angels” va récompenser trois structures iséroises (entre 20.000 et 30.000 euros chacune) qui portent des projets “vertueux” dans les domaines de l’économie sociale et solidaire, de l’aide aux plus démunis et de l’insertion.  “Mille Pousses” et “cultivons nos toits” qui sont des projets de fermes ou d’agricultures urbaines et Episol, une épicerie solidaire. Patrick Mérigot, le président de “Societal Angels” est l’invité de “la nouvelle éco” de France Bleu Isère à 7h15.

Présentez-nous l’une des structures que vous avez sélectionné : Episol

Episol est basé à Grenoble et gère une petite supérette rue Général Férrié, qui est effectivement une “épicerie solidaire”. C’est à dire qu’elle pratique des tarifs solidaires en fonction des revenus des clients. Les clients sont à la fois des adhérents de l’association. Certains payent les produits à des prix très intéressants, en l’occurrence lorsque ils ont de faibles revenus. Ceux qui ont des revenus confortables payent en revanche les produits au prix habituel. Episol se lance également, avec la conserveries du marché d’intérêt national, dans le recyclage des produits alimentaires invendus qui sont donc transformés en conserves et vendus dans l’épicerie.

Une autre structure grenobloise, une épicerie participative est en difficulté à Grenoble. Qu’est-ce que ça vous inspire ?

Ça montre qu’il ne suffit pas d’avoir une bonne idée, une belle idée pour que ça marche. Il faut plusieurs choses, notamment il faut la participation des nombreux adhérents de l’association, il faut avoir les nerfs solides dans la gestion, et bien définir un “business plan” -pour reprendre le langage de l’économie classique- étalé sur plusieurs années.

Un mot de votre démarche “Sociétal Angels”, c’est du mécénat ?

Tout à fait. Nous avons créé l’association à la fin de l’année 2019. L’idée c’est d’appeler à des fonds et notamment d’avoir de l’argent des entreprises, du mécénat d’entreprise. Moi-même étant un ancien chef d’entreprise, c’est un milieu que je connais. Et dans ce domaine là, il y a de quoi faire. Ensuite avec l’argent récolté, on réinvesti dans des projets de l’économie sociale et solidaire.

Source : francebleu.fr/infos/economie-social/

Dans le monde d’après, l’économie sociale et solidaire est la solution !

Economie Solidaire 12/05/2020

Les aspirations de la population liées à l’après confinement sont claires :

ne pas continuer comme avant. Les acteurs de l’économie sociale et solidaire ont constaté un changement d’habitudes de consommation; et ils sont convaincus que les Français peuvent transformer l’essai. Une tribune de Maud Sarda, responsable de Label Emmaüs, la marketplace solidaire créée par le mouvement Emmaüs.

Depuis que la date du 11 mai a été annoncée par le gouvernement; les grandes enseignes ont recommencé à inonder leurs bases clients de messages promotionnels. La consommation doit repartir, c’est une nécessité pour préserver notre économie, cela ne souffre pas de discussion. Toutefois, la question qui mérite d’être débattue concerne notre manière de consommer.

La crise sanitaire majeure que nous connaissons; et le confinement ont provoqué un moment de lucidité intense dans la société; « on ne peut pas continuer comme ça »« on doit changer nos habitudes de consommation », a-t-on entendu. Plusieurs acteurs de l’économie sociale et solidaire ont constaté les premiers effets de ces changements d’habitudes.

La marketplace solidaire Label Emmaüs [site de vente en ligne à but non lucratif, NDLR]

A notamment vu son taux de conversion fortement augmenter, et c’est un des indicateurs les plus suivis par tout e-commerçant. Avant le confinement, environ 1,5 % des internautes qui visitaient le site transformaient leur commande en achat. Cela peut paraître faible comme pourcentage, mais ce taux est généralement très bas en e-commerce par rapport aux boutiques physiques. Un site mature enregistre généralement un taux de conversion entre 2 et 3 %.

Or, pendant le mois d’avril, celui de Label Emmaüs est passé à 2,5 %; niveau jamais connu depuis plus de trois ans que le site existe; y compris pendant les périodes de déstockage avec des baisses de prix importantes; ou même des frais de livraison offerts pour Noël !

Pourtant, le catalogue de produits du site n’a été que très peu été renouvelé depuis mi-mars; une grande partie des vendeurs que sont les centres Emmaüs; les ressourceries et diverses structures de l’économie sociale et solidaire ont malheureusement dû stopper leurs activités.

La recherche de sens

Alors comment expliquer cet engouement pour la seconde main en plein confinement ? Première hypothèse; la recherche de sens et d’impact positif pour les citoyens; salariés et consommateurs est une tendance de fond de notre société, et elle s’est largement amplifiée durant la crise sanitaire.

Le contexte du confinement a permis à de nombreux internautes; de prendre plus de temps pour mettre en pratique cette quête; chercher et tenter des solutions alternatives, plus solidaires et éco-responsables.

Deuxième hypothèse;

La diminution temporaire de la concurrence. L’exemple le plus parlant est la vente des livres d’occasion sur Label Emmaüs qui a été multipliée par quatre. Le principal concurrent sur le marché du livre de seconde main est Amazon.

Pendant le confinement, face aux conditions de travail dans les entrepôts du géant du e-commerce, beaucoup de consommateurs se sont détournés de leurs habitudes au profit d’acteurs de l’économie sociale et solidaire comme Label Emmaüs.

Le volume de commandes a été exceptionnel et malgré un fonctionnement en mode dégradé;

la plateforme a pu honorer les commandes; grâce à une équipe de cinq salariés volontaires, pouvant se rendre sur place à pied.

Enfin, le facteur digital a été déterminant et souligne plus que jamais l’urgence pour le secteur associatif; les entreprises sociales et tout le secteur à impact en général; de s’emparer du web, où encore trop peu d’alternatives solidaires et éco-responsables existent.

La consommation est faite d’habitudes, de solutions de facilité dans un quotidien souvent très chargé. Mais nous sommes convaincus qu’il est possible de protéger cette petite graine qui a été semée pendant le confinement.

Consommer autrement est possible au quotidien; acheter un vêtement, un livre, un téléphone en continuant à se tourner vers les solutions solidaires et éco-responsables qui existent.

Chacun peut se tourner aussi vers les communautés Emmaüs; les ressourceries, les friperies, pour acheter comme pour donner, ils vont avoir plus que jamais besoin de soutien.

L’économie sociale et solidaire est une alternative crédible,

Elle l’a prouvée pendant cette crise. Il faut maintenant installer durablement et plus largement cette préférence d’achat; afin d’incarner durablement l’utopie du mouvement fondé par l’Abbé Pierre; « une deuxième vie pour les objets, une seconde chance pour les hommes », car désormais, nous en sommes sûrs, c’est possible !

Source: nouvelobs.com/economie/

De l’Atelier D’éco Solidaire au projet IKOS, le grand recyclage!

Economie Solidaire 28/04/2020

Au départ il y a l’Atelier D’éco Solidaire imaginé par Nathalie et Fabrice Kaid il y a presque 10 ans déjà. Situé au 7 Rue la Motte Picquet, à  Bordeaux dans le quartier de Bordeaux-lac. L’idée reposait et repose toujours sur un constat simple :  en France, chaque année ce ne sont pas moins de 650kg d’ordures et d’encombrants produits par personne. Pour certains, ces encombrants sont en parfait état d’usage. À ceci, s’ajoute le problème des prélèvements sur les ressources naturelles. La recyclerie créative est à la fois un centre de récupération, de valorisation, de revente et d’éducation à l’environnement. L’objectif est d’agir concrètement sur la diminution de notre production de déchets, par la réutilisation et la sensibilisation. Au passage, La recyclerie participe à une dynamique locale de création d’emplois et d’essor de l’artisanat. La structure et ses artisans et ses partenaires, partagent les projets artistiques, faisant collaborer harmonieusement des personnes de 17 à 77 ans, dans une atmosphère positive.

Valoriser les objets et ne pas oublier l’humain

Véritable ruche , la recyclerie a constitué une  véritable équipe soudée . Une équipe qui accueille elle-même des publics en difficultés, ou qui se déplace dans les établissements scolaires, pour sensibiliser sur le recyclage et la transformation des objets. L’établissement accueille aussi de nombreux bénévoles. Le moteur de cet Atelier c’est la transformation. La recyclerie récupère les tissus, les meubles, les décorations et luminaires usés  dans une démarche éco responsable afin de les transformer en pièces uniques et originales proposées à la vente dans un  showroom. Nathalie Kaid livre quelques astuces au micro France Bleu Gironde et France Bleu Périgord d’Isabelle Wagner.

” On n’a pas besoin de savoir dessiner ou peindre pour être capable de redonner une seconde vie à un meuble par exemple…” Nathalie Kaid

Le projet IKOS

Le projet ïkos , tel que le raconte Fabrice Kaid c’est un peu le prolongement naturel de l’atelier D’éco Solidaire. Ikos,  c’est l’occasion d’aller encore plus loin avec 5 associations et entreprises sociales pionnières et de référence sur le réemploi à Bordeaux et en France. On y retrouve par exemple , Le RelaisLe livre Vert, Les Compagnons Bâtisseurs Nouvelle Aquitaine,  R3 réseau de Réemploi,  et d’autres partenaires. Ikos sera un lieu de vie convivial accueillant des rencontres, des événements, des ateliers créatifs, des actions de sensibilisation…Un lieu de réemploi où chacun pourra déposer, réparer, récupérer ou acheter des objets de la vie de tous les jours. Sur 17 000 m2 pour traiter 11 000 tonnes de biens par an.

” A travers ce projet IKOS , le grand intérêt c’est de pouvoir réunir les acteurs du textile , du livre, du meuble, d’avoir une offre des objets de seconde main, mais aussi de faire du transfert de connaissance” Fabrice Kaid

Plus la vie d’un objet se prolonge plus l’empreinte environnementale est faible

Ikos s’inscrit dans un nouveau monde synonyme d’usage, de réutilisation, de partage et de qualité. 17 000 m2 de locaux et près de 200 emplois locaux permettront de remettre les objets, meubles, livres, vêtements, électroménager… à leur juste place. Sur un même lieu, chacun·e pourra déposer ses objets appelés à être triés, rénovés et remis en circulation, en acheter ou en récupérer, apprendre lors de visites et d’ateliers créatifs à réparer, à rénover et consommer autrement, participer à des événements et rencontrer d’autres personnes aspirant à “consommer” autrement…

Appel à soutien

À ce jour, malgré l’étude de plusieurs emplacements, il ne manque à ïkos que son lieu d’installation qui dépend des décisions et de la volonté des élus locaux. Accompagné de ses soutiens et partenaires – des services de collectivités (Bordeaux Métropole, région Nouvelle Aquitaine), l’Ademe, des experts (Apesa, cap3C) – ïkos cherche donc activement un lieu et un territoire prêts à accueillir ce qui, à cette échelle, serait une première en France et en Europe. Aujourd’hui, il est temps de faire connaître ce projet sobre en biens et riche en liens et de lui permettre de voir le jour dès que possible. Il est temps d’inviter chaque citoyen·ne à exprimer son soutien à ïkos, ce projet qui fait sens pour aujourd’hui et pour demain. Si l’idée vous séduit il suffit juste de l’exprimer en marquant votre soutien . Vous pouvez le faire en suivant ce lien : Appel à soutien.

Source: francebleu.fr/vie-quotidienne/maison-bricolage/

Initiatives solidaires tous avec nos artisans

Economie Solidaire 24/04/2020

Première initiative, elle est lancée par la Chambre de Métiers et de l’Artisanat : “Tous avec nos artisans”.

Les artisans sont en première ligne face à la pandémie du covid-19. Certains ne peuvent plus travailler alors que les charges s’accumulent. Dans ce contexte, il faut gérer la situation au jour le jour mais aussi préparer l’avenir. Les boulangers, les menuisiers, les couvreurs, les plombiers ou encore les jardiniers ont besoin d’une aide, d’un élan de solidarité pour traverser cette crise économique et envisager un retour à la normale.

Comment faire ? Déjà en affichant votre soutien à ces hommes et à ces femmes qui permettent de maintenir le lien social, de promouvoir les valeurs du « Fabriqué en France » et qui maintiennent, par leur engagement et la qualité de leur travail, la vie de tous nos territoires et de nos centres villes. Un logo (sous forme de macaron) a été créé. Il suffit de le télécharger ICI. Vous pouvez le partager sur les réseaux sociaux par exemple… Particulièrement aujourd’hui vendredi 24 avril et ce week-end où se déroule la Journée nationale de soutien aux artisans.

Autre initiative… dans le Lot & Garonne, à Moncrabeau.

Cette commune de 733 habitants se situe à quelques kilomètres de Nérac. Ce petit village voit se créer un réseau solidaire pour lutter contre le Covid-19. Il est le reflet de ce qui se passe parfois dans des lieux un peu reculés ou dans des quartiers isolés dans les grandes villes. Et ce qui va suivre mérite d’être mis en avant !

C’est ainsi que tous les jours, une habitante installe devant la café associatif du village… une table avec des consignes sanitaires. Elle prévoit aussi du gel hydroalcoolique et… c’est gratuit ! Christine Tronguet est bénévole et membre du conseil d’administration de ce café. Il est divisé en 2 parties (un coin café et un coin épicerie de dépannage). Le café est fermé (covid-19 oblige) mais l’épicerie solidaire ouvre ses portes 1 heure par jour… Tous les matins c’est pareil, les habitants se précipitent vers 9h00 afin d’acheter certaines marchandises. Mais on se demande si finalement ce n’est pas qu’un prétexte. Ce commerce solidaire permet de discuter en respectant les gestes barrières et d’apporter un petit sourire, un échange. Une discussion (à plus d’un mètre et avec son attestation de sortie) est ici aussi importante qu’une baguette de pain. L’équipe de ce café-brasserie solidaire connait tous ses clients et “veille sur eux” dans ce coin de France où 30% de la population a plus de 70 ans.  

Terminons avec “Tous Bassins” !

Voici l’idée de Sylvain, Adrien, Julien, Alexis, Thomas et Gauthier. Ces girondins ont décidé de lancer un site internet qui recense tous les acteurs locaux qui portent des initiatives durant cette crise. 

Sur “Tous bassin”, l’internaute peut retrouver un grand nombre d’informations sur les commerces, les boutiques et les services qui restent disponibles pendant le confinement.  Ce site internet se présente comme une plateforme. A partir d’un moteur de recherche et grâce à des filtres, l’utilisateur peut avoir des renseignements précis. Ville, domaine d’activité, mode de réception… il est même possible de naviguer sur une carte interactive et de visualiser rapidement toutes les prestations demandées.

Source: francebleu.fr/infos/societe/

Artisans en activité en nouvelle aquitaine durant le confinement

Economie Solidaire 22/04/2020

En partenariat avec le réseau des Chambres des Métiers et de l’Artisanat (CMA), les 9 radios France Bleu en Nouvelle Aquitaine se mobilisent, de façon solidaire, afin de répertorier les nombreux artisans en activités durant cette période de confinement.
Bouchers, garagistes, boulangers, électriciens, plombiers… Vous êtes artisans et vous exercer pendant la crise ? Pour figurer sur la carte de la région, inscrivez-vous dès maintenant, participez à cette démarche en remplissant le questionnaire d’inscription.

Les Chambres des Métiers et de l’Artisanat de la région publient cette carte interactive réunissant tous les artisans en activité afin de mettre à disposition des ménages les contacts des artisans à proximité de leur domicile.
Les artisans respectant les mesures de sécurité et les gestes barrières peuvent s’inscrire en renseignant leurs coordonnées et peuvent ainsi apparaître sur la carte. Cela permet de donner plus de visibilité aux artisans locaux et de relancer leur activité après ces premières semaines de confinement.

Source: francebleu.fr/infos/economie-social/

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  • Économie sociale et solidaire - une aide de 8 000 € pour les TPE

    par sur 15/03/2021 - 0 Commentaires

    Toutes les TPE de l’économie sociale et solidaire (ESS) de 1 à 10 salariés; (associations, coopératives, entreprises bénéficiant de l’agrément ESUS, entreprises du champ de l’insertion par l’activité économique EI, ACI, AI, EA, ESAT, etc. Les entreprises ayant inscrits les principes de l’ESS dans leurs statuts); bénéficient d’une aide financière de l’État de 5 000 […]

  • A Annecy rançon du succès l'épicerie solidaire ALPAR va devenir supermarché

    par sur 22/03/2021 - 0 Commentaires

    Créée fin 2018 dans le quartier de Meythet à Annecy; la petite épicerie coopérative et participative ALPAR a presque doublé le nombre de ses membres en deux ans. Aujourd’hui elle voit plus grand, projette de déménager et de devenir un supermarché du bio, local et solidaire. A Annecy dans le quartier de Meythet, l’alimentation bio, […]

  • l’enseigne Lidl casse les prix sur les arbres fruitier !

    par sur 26/04/2021 - 0 Commentaires

    L’enseigne allemande de hard discount a encore une fois décidé de frapper très fort avec la mise en vente d’un arbre fruitier pour les consommateurs qui n’ont que très peu de moyens aujourd’hui pour pouvoir embellir leur jardin ou leur terrasse. En effet, personne n’allait pouvoir imaginer que Lidl allait pouvoir frapper aussi fort avec […]

  • Emmaüs ouvre une friperie solidaire à Choisy-le-Roi dans le Val-De-Marne

    par sur 14/05/2021 - 0 Commentaires

    Se faire plaisir tout en « consommant solidaire et responsable ». C’est ce que va proposer l’association Emmaüs à Choisy-le-Roi (Val-de-Marne), en ouvrant une friperie, ce mardi. Une vingtaine d’employés en insertion y travailleront.  Cette nouvelle friperie, la 5e gérée par l’association Emmaüs; sera installée au cœur du centre de tri historique de La Poste « Cet espace de 100 mètres carrés s’inscrit dans […]